🌿Actualités : Une traversée, des Seuils et des Silences
Préambule :
Il ne s’agit pas d’un témoignage. Il s’agit d’un constat, froid, aligné, indiscutable.
Si tu viens d'arriver sur ce site, ça risque de grincer un peu - je te rassure de suite : je suis en place et ancré.
Ce texte marque le point où l’on cesse de se taire. Il introduit l'affaire du bizutage du bizutage de ma fille et de ses camarades à l'Ecole de Management / Université de Strasbourg - lien vers l'analyse en bas de page.
🌿Une traversée en dignité
Depuis trois ans, j’avance dans un contexte de violences systémiques continues, je l’écris sans colère, mais sans ciller.
Cette traversée a démarré avec mon départ de Krysalis, un projet collectif dans la petite enfance que j’ai catalysé et fait émerger. Il s’agissait pour moi de retrouver une fenêtre de respiration et de sens dans mon action professionnelle – le désalignement structurel et culturel induit par ma condition d’enseignant en Mathématiques devenant de plus en plus insupportable à vivre, j’avais tout bonnement le sentiment de me trahir chaque jour un peu plus.
Krysalis, un projet inscrit dans l'économie sociale et solidaire, une pleine réussite opérationnelle, j’en étais le responsable systémique : de l'initiation de l'équipe cœur à la définition d’un modèle économique vertueux et du cadrage administratif intégral associé.
C’était aussi un tour de force opérationnel : 10 crèches en 7 ans - étude des besoins – recherche des locaux et du financement – la définition et le suivi des travaux d’aménagement – des calendriers à tenir et à conjuguer - des livraisons clé en main de lieux pensés pour un accueil en pleine humanité – un lieu de travail des plus respectueux pour celles et ceux qui ont à s’occuper de ce qu’il y a de plus cher à la société, nos enfants.
🌿Des seuils
Un projet pensé dès le départ pour consolider autant de boucles vertueuses, mais qui s’est retrouvé noyé dans les champs narcissique et confusionnel qui en ont émergé. Et puis à l’été 2022, il m’a été ni plus ni moins demandé de me trahir à nouveau, de me plier à des exigences qui niaient tout simplement l’être vivant que je suis et qui avait pourtant tout offert : j’en suis parti courant 2023 comme on actionne un siège éjectable – un départ à zéro avec mes économies - un nouveau toit - un nouvel équilibre pro à trouver - une trahison à transmuter.
La réalité de ce que j’ai eu à vivre ne pouvait pas être assumé au niveau du système Krysalis. Il a fallu dénigrer ma personne, mon action, réécrire l’histoire du projet, accaparer la réalisation de mon œuvre afin de préserver un tableau supportable au système. C’est un mécanisme systémique classique : le système et ses acteurs systémiques se devaient de survivre symboliquement ainsi au niveau existentiel.
J’étais pris de court, j’avais à redéployer une activité nourricière qui faisait sens. Dans la continuité des accompagnements ponctuels bénévoles, j’ai développé mon activité de conseil. J’ai aussi surtout pu commencer à formaliser le travail de toute une vie, celui de la systémique sociale qui a animé toute mon action professionnelle.
J’en avais le temps, j’étais tout simplement blacklisté au niveau local de l’ESS par effet du dénigrement - l’absence de travail me l’a donc permis.
Je ressens que c’est ce cocktail indigeste qui m’a rendu malade, un cancer que j’ai eu à soigner ; le bizutage de ma fille se produisant au lendemain de mon opération, le 19 novembre 2024.
J’ai tenu mon rôle de père protecteur de son enfant mineur, par fidélité à moi-même, à ma fille, mais aussi aux enfants : j’avais vite compris que le bizutage était endémique à l’école, enraciné et touchant chaque année une grande part des étudiants.
J’avais aussi vite compris que l’institution allait se réfugier dans le déni, par confort, par culture – je tombais du haut de mes illusions, il s’agit quand même de l’université de Strasbourg. Je n’ai pas perdu mon cap pour autant.
Une dynamique systémique s’est alors manifestée en début d’année 2025 : plusieurs éléments laissent à penser qu’il existe une porosité structurelle entre l’EM Strasbourg et l’écosystème ESS local ; certains responsables étant d’anciens de l’EM Strasbourg. Sans pouvoir établir strictement de lien formel, j’ai perçu certaines interactions comme contribuant indirectement à une tentative de dilution de ma vigilance parentale concernant les faits de bizutage, dans un contexte où ma santé venait d’être fragilisée
Il m’a été proposé en janvier des missions que j’ai rapidement perçues comme peu substantielles, voire contre-productives. Cette impression m’a conduit à investiguer leur cadre, dans lequel j’ai identifié des éléments de dilution de signal potentielle, mais aussi des anomalies graves dans l’usage de fonds publics. Ce travail a mené à une analyse systémique du DLA, que j’ai transmise à l’Organisme de Lutte Anti-Fraude au niveau européen.
J’ai observé, à cette occasion, une première série d’agissements dont la synchronicité avec certaines initiatives de France Active Alsace et de la CRESS Grand Est m’a conduit à envisager l’hypothèse d’une orchestration indirecte. Je me permets de le signaler ici, en m’appuyant sur des éléments horodatés : une plainte pour spoofing a été déposée en février 2025. Aucune action du parquet n’a été engagée à ce jour.
Une nouvelle vague d’agissements, dont le style évoque celui de gestionnaires de crise institutionnelle, s’est produite quand j’ai réactivé ma communication publique à l’issue de ma convalescence.
Tentatives de spoofing, innombrables appels téléphoniques – de jour comme de nuit –, sollicitations émotionnelles indirectes à contenu sexuel ou narratif déviant, mails piégés et intrusions numériques se sont succédés courant mai 2025. Les indices convergents m’ont conduit à suspecter l’implication de l’agence Castell Crisis Advisor, du groupe Castle mondialement reconnu pour « accompagner » les institutions éducatives dans leur gestion de crise narrative. Je me permets aussi de nommer car les éléments horodatés dont je dispose permettent de fonder cette hypothèse. Il est probable que ce soit l’alerte transmise à l’Unistra/EM qui ait mis fin à cette séquence.
Et j’ai tenu comme je tiens encore mon axe, et je continue de tisser ma lumière avec calme, comme je reste inscrit dans une perspective constructive.
🌿Des Silences
A ce jour les institutions sont figées dans un mutisme aussi radical qu’elles le pensent protecteur – même le parquet, que je sais par expérience prompt à réagir dans ces circonstances s’est aligné sur le déni des institutions éducatives.
Et bien sûr, dans ce contexte, il n’y a eu ni réparation, ni reconnaissance, ni solidarité explicite.
J’ai pourtant poursuivi en parallèle mon travail sur la formalisation du corpus d’analyse systémique sociale.
J’offre ce travail parce que je pense que le savoir se partage au mieux ainsi.
Je vois les visites.
Je vois les téléchargements.
Je vois les lectures qui durent, qui reviennent.
Et je vois aussi le silence – aucun retour pour ainsi dire.
Soit, c’est chacun qui décide, et l’absence de retour est le prix que j’ai à assumer pour le choix d’offrande pris à mon niveau.
Aujourd’hui mes réserves sont presque épuisées, mon isolement pro systémiquement fomenté ne me permet pas d’avoir d’activité nourricière, et mes publications ne font pas écho non plus à un soutien.
Aujourd’hui, je suis au bord du RSA : ce n’est pas une plainte. C’est un constat ontologique : ce que je défends, ce que je produis, ce que je donne, ce que je mets à nu, ne rentre dans aucune case prévue pour être valorisée à court terme - et les systèmes cherchent continûment à se protéger.
Et pourtant je sais, par tous les pores de l’analyse, que ce que je formule est juste, même si nécessairement imparfait.
C’est ce que je sais qui m’engage. C’est ce que j’ignore qui me garde humble.
C’est vrai qu’il y a des jours où j'ai pu vaciller. Et bien d’autres où je voyais clair dans l’effondrement systémique.
Que les institutions factuellement défaillantes par préservation des intérêts de certains ne comptent pas sur une quelconque démission de ma part : j’ai budgété la défense de ma fille, de ses camarades et de ceux à venir – et je poursuivrai mon travail de clarté publique, tranquillement tout en refusant de m’enkyster dans l’ornière de la haine, du dépit ou du jugement.
J’ai déjà organisé un repli qui me permettra de vivre au RSA dans les meilleures conditions : cette dignité est un choix stratégique. Je pourrais ainsi continuer à veiller en livrant mon travail intellectuel, même sans retour, même s’il fait l’objet d’accaparement, ou d’évitement de ma personne.
Je laisse ces écrits comme des jalons.
Je continuerai de vivre aligné, dans la clarté, sans jeu, ni compromission.
Je resterai tranquillement fidèle à moi, à mes enfants, à nos enfants.
Si vous lisez, voilà la réalité de ma traversée.
Je sais ce que le silence de chacun en dit autant que les mots.
Je suis toujours prêt à l’échange constructif, au débat fécond.
Je ne demande rien – je n’attends aucune validation de ma personne.
C’est à chacun de décider, en souveraineté.
J’accueillerai le réel tel qu’il sera, tel que je l’ai toujours accueilli avec lucidité, sans m’y opposer.
Donc si tu viens d’arriver sur ce site, je t’imagine déjà sonné.
C’est ainsi. Cela ne t’enlève rien et cela ne t’engage à rien.
Je suis poursuis sereinement mon travail et suis prêt à l'échange.
Pour le lecteur déjà averti - "Avanti la camionnetta "comme on dit.
Marc 🌿
🎓 Lien vers l'Analyse systémique d’un cas de bizutage à l’Unistra / EM Strasbourg